Mes expériences avec le suicide

Ce texte décrivant cet acte ignoble et irrespectueux n’aura pas de rimes, de vers ou autres…

Ce texte sera mon expérience vécue au fil des années avec le suicide.

Je n’en suis guère fier ou je ne me sens pas comme un héros de ne pas l’avoir fait.

J’écris et partage ce texte dans le but de tous vous convaincre de ne pas effectuer cette action morbide et n’hésitez pas à le partager pour convaincre le plus de gens.

En effet, ceux qui commettent cet acte cachent leurs pensées car ils ont peur d’être jugés et ils se confortent dans ces idées suicidaires qui leur donnent raison d’où cet acte.

Les personnes souffrant de ces idées terribles se convainquent que c’est leur destin d’effectuer cela et que cela aidera d’une façon que personne ne comprend… 

Voci la définition du suicide.

Intéressant mais cela ne convaincra pas assez de stopper cet acte égoïste.

Voici donc mon tour de vous expliquer toutes mes tentatives de suicides pour mieux vous aider à les comprendre et même à reconnaître le début des comportements de personnes qui commencent à y penser.

C’est assez difficile de compter le nombre de pensées suicidaires car la plupart du temps, elles ne durent pas très longtemps car on aime vivre.

Les personnes qui disent ne jamais avoir eu de pensées suicidaires ou morbides le disent car ils ont peur d’être mal jugé….

Il est assez difficile de se souvenir de ma première pensée morbide car cela a commencé dès le début de ma maladie psychique (bipolarité organique, été 2016).

Je suis assez spécial car mon terrible accident a eu lieu la nuit du 4 au 5 février 2016.

J’étais à Savièse pour fêter carnaval avec mes camarades de la Patrouille des Glaciers.

Je suis rentré à pieds vers minuit car j’avais un rapport de brigade à Genève le lendemain.

Je ne suis jamais allé à ce rapport car je me suis trouvé à l’hôpital de Sion pour me sauver la vie avec les 6-7 heures d’opérations suite à l’accident d’une voiture qui m’a écrasé et m’a caché à l’antenne rouge et blanche de Swisscom de Savièse.

Assez parlé de l’accident physique, la maladie psychique est bien plus importante !

J’ai effectué 15 séjours à l’hôpital psychiatrique de Malévoz depuis l’été 2016.

Il me faudrait un livre pour décrire mes séjours et modifications des médicaments pour me stabiliser et me rendre plus stable. Je le ferai plus tard, chaque chose à son temps.

Le but de ce texte est de prévenir le plus possible les suicides !

La première tentative que j’ai effectuée était l’abus massif de médicaments que j’avais volé dans la pharmacie de la salle de bains de mes parents. J’en ai avalé une vingtaine et je suis allé manger en ville avec mon père et son meilleur ami. J’étais assez discret et je me sentais de plus en plus coupable de cette action. Au dessert, j’ai craqué et j’ai avoué l’overdose de médicaments car j’en avais honte et je ne voulais pas mourir. Heureusement, cette tentative n’a eu aucune grave influence sur mon corps (et même petite).

La deuxième tentative s’est passée dans mon fitness à la maison.

J’ai une assez haute machine de fitness pour travailler les tractions. J’ai utilisé une corde de grimpe pour me pendre. Néanmoins ma petite sœur blonde préférée se demandait ce que je faisais et elle est entrée dans le lieu du fitness au moment où j’essayais de faire une nœud de pendaison. Elle a évidemment tout de suite compris et je me sens encore toujours mal de lui avoir fait vivre cela…

La troisième tentative a été de vouloir copier les japonais en effectuant le hara-kiri.

Cependant, tous les gros couteaux étaient cachés vu ma période suicidaire.

J’ai néanmoins réussi à trouver des couteaux fins très aiguisés (La Guillole) et assez ironiquement, je suis allé dans le jardin pour faire cela car je me disais qu’ils n’auront pas besoin de laver mon sang dans la maison…

Ma quatrième et dernière à vie de tentative de suicide a eu lieu assez récemment.

Comme toutes les autres tentatives, c’est à cause de ma maladie psychique qui sort de l’ordinaire car elle s’est déclarée à cause de l’accident.

La bipolarité chez moi se déclare avec des phases UP et à l’opposé des phases DOWN.

Il a fallu des années pour qu’elle se stabilise de mieux en mieux.

Dans une phase UP, j’ai été trop suractif en respectant tout comme il le faut et j’en ai payé le prix très rude d’avoir une phase DOWN très violente.

Au point de me convaincre de quitter ce monde car cela était mon destin.

Avec toutes ces pensées néfastes, j’ai eu le réflexe d’appeler mon infirmière référente et de lui expliquer mes idées de façon directe et honnête comme toujours.

Ce jour-là je travaillais à Domus à la Tzoumaz et en descendant sur Riddes pour rentrer à Sion, une éducatrice m’a demandé comment cela allait moralement.

N’osant pas trop avouer mes idées noires car je comptais sauter sur un train à Riddes, je lui répondais vaguement à ses questions.

Cependant, elle continua à me demander comment je me sentais et tout cela.

Et elle me fit promettre qu’on se reverrait au foyer le jour même.

 Je lui fis cette promesse et cela m’a rassuré car je n’ai qu’une parole.

Une fois à Riddes, j’ai pris les escaliers pour passer de l’autre côté des voies.

Arrivé en haut des escaliers, le hasard ou destin a fait qu’un train passe au même moment.

L’idée m’est revenue mais j’ai vu les yeux du conducteur du train et cela m’a stoppé.

Les yeux du conducteur du train me hantent encore…

Voici donc mon expérience avec le suicide.

Merci de partager ce texte et d’en discuter !

Au plaisir de vous revoir,

Sébastien



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